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Ven, Jan

INFOGRAPHIE - Au nord-ouest de la Chine, le Xinjiang est la terre des Ouïghours, une minorité musulmane. Il y a dix ans, des affrontements intercommunautaires ont signé une première étape dans le renforcement de la répression chinoise dans cette région hautement stratégique pour Pékin.

Tribune libre de la présidente de l’Institut Ouïghour d’Europe, Dilnur Reyhan.

Tout récemment, le partisan de la répression chinoise des Turciques, le plus ouïghourophobe des Turcs, le fondateur du parti nationaliste de gauche Dogu Perinçek a organisé une réunion en rassemblant les patrons des principales entreprises qui ont des intérêts en Chine. Dans un moment où la population turque est sensibilisée par les camps de concentration chinois où sont enfermés entre un à trois millions de Turcophones, où le gouvernement chinois est montré du doigt en Turquie mais aussi un peu partout dans le monde pour de nombreuses menaces que la Chine leur pose), Perinçek, comme un bon petit soldat communiste, est utilisé comme d’habitude par la Chine afin de menacer les patrons turcs de choisir leur camp : le droit des peuples turcs sur leur propre territoire ou le marché chinois.

En Chine, trente ans après la sanglante répression des manifestations de la place Tiananmen en faveur de la démocratie, où en sont les droits de l’homme ? Depuis 2013, le pays le plus peuplé de la planète est dirigé par Xi Jinping qui a autant de pouvoirs que Mao Tse-Toung. Si l’ethnie des Hans est majoritaire, plusieurs minorités, et notamment les Ouïghours sont durement réprimés par l’État, tandis qu’une dictature numérique se met en place.

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